Opus one : le Ventoux

Vendredi 30 septembre et samedi 1er octobre 2011

Vendredi 30 septembre

Départ matinal de Montpellier : je vais chercher Thierry et Patrick à la gare TGV d’Avignon à 10h du matin.

Thierry à réservé un hôtel à Carpentras.

Le top d’après ses dires, avec piscine et massage à la clef.

Il faut dire qu’il connaît plutôt bien les lieux puisqu’il a habité Carpentras il y a quelques années. Nous constaterons en effet pendant le weekend une aisance certaine pour ne pas dire une certaine aisance pour éviter la circulation ou pour trouver les bons plans, bref, un guide, un vrai.

Arrivée à l’hôtel, Patrick déballe les affaires de sa grosse coque sous le regard circonspect de Thierry :P1030734.JPG

 

Nous croisons quelques anglais venus eux aussi faire le Ventoux...


Après un repas bien lourd et indigeste à l’hôtel, nous prenons nos vélos par leurs cornes, leurs cocottes si l’on veut jargonner.

J’ai prévu une petite boucle autour de Carpentras, direction le petit village perché nommé Blauvac : ici

Le profil de l'étape, guère menaçant :

ventoux-journee1.php.png

Le début de notre virée est, comment dire, tempétueux.

La circulation automobile a manifestement considérablement augmenté depuis le séjour de Thierry. A vélo, c’est assez pénible.

Enfin bref, nous réussissons tant bien que mal à rouler sur des routes plus fréquentables, c’est-à-dire peu fréquentées.

Pause photo avant d’entamer les bosses plus loin, vers Blauvac :

P1030735.JPGP1030736.JPG

Dès que la route s’élève, nous perdons Thierry. Il s’était pourtant entraîné comme jamais pour ce weekend :

 

Arrivés au village, une halte face au Ventoux que nous attaquerons le lendemain :

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Dans la descente : Patrick sans les mains, Thierry, une seule main, Nicolas, derrière l'objectif :

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Retour sur Carpentras.

Repos des cyclos en attendant les boissons pétillantes :

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Retour à l'hôtel.

La piscine et ses 20 degrés Celsius nous font beaucoup de bien : l'après-midi a été chaude (30 °C).

Le soir, repas "chez Serge", le must be à Carpentras.... Et ben dis donc....

Au menu : Pizzas ! Et un bon Cornas de la cave.

 

Le soir, ambiance... L'hôtel ne propose pas de jeu de cartes à sa clientèle.

C'est pas grave : au dodo !

Le réveil du lendemain est prévu de bonne heure. Le secret pour le vélo : bien dormir !

 

Samedi 1er octobre

C'est le grand jour : la montée du Ventoux nous attend aujourd'hui.

Au menu : les dentelles de  Montmirail en apéritif ; le géant de Provence en plat de résistance ; les gorges de la Nesque en dessert.

110 km de prévus pour 2 300 mètres de dénivelée. Le parcours :

Le profil : ventoux-journee2.php.png

Sur les conseils de Thierry, nous trouvons notre route (sic) et cheminons sur des routes vicinales très sympathiques.

Thierry, en grande forme ce matin, décide de rouler sur une jambe :

P1030748.JPGA Beaumes de Venise, nous allons voir l'ancien appartement de Thierry.

Mais déjà un groupe de cyclistes d'une vingtaine d'éléments surgit et nous décidons de les rejoindre pour gravir les premières difficultés de la journée :

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Le col de la Suzette :

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L'endroit est calme et charmant :

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Puis le col de la Chaîne :

172-chaine.jpgBelle descente vers Malaucène.

C'est le village départ de l'ascension du Ventoux (l'autre montée se fait par Bédoin).

C'est l'objectif de beaucoup de cyclistes : nous en rencontrerons beaucoup pendant la grimpette.

Le profil du Géant :

Mont_Ventoux_depuis_Malaucene.jpg

Tous les kilomètres, nous verrons les bornes kilométriques indiquant le nombre de kilomètres restant, ainsi que la pente moyenne du kilomètre à venir.

Au départ, rien de bien méchant :

P1030761.JPG

Le début s'effectue dans la pinède.

Il fait relativement frais. C'est très agréable :

P1030762.JPG

A partir du kilomètre 9, après quelques passages de répit, la pente est à nouveau soutenue.

P1030768.JPG

Patrick s'arrache :

P1030765.JPG

Thierry est en grande difficulté.

Nous sommes obligés de l'attendre...c'est du reste notre activité principale, attendre Thierry.

Thierry s'est équipé de développements inédits pour pouvoir rouler à 3 km/h sans tomber. Bien vu !

Autant dire que nous avons du mal à le suivre...

Patrick essaie néanmoins d'accompagner Thierry :

P1030766.JPG

 

En mode zig-zag :


Une méthode orthodoxe, peu efficace car elle augmente le kilométrage et plutôt dangereuse : les cyclistes qui descendent houspilleront plusieurs fois Thierry, mais aussi Patrick d'ailleurs...Lesquels mettront du temps à comprendre la raison de ces injonctions peu amènes par moment...

 

Doucement mais sûrement (plus doucement que sûrement en fait), nous atteignons la partie sommitale du Ventoux. Les derniers kilomètres sont plutôt arides. C'est très impressionnant :

P1030776.JPGPatrick sprinte pour la photo :

P1030770.JPG

Tous les 3 au sommet :


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Nous restons quelques instants pour savourer...

Puis, c'est la descente sur Sault.

D'abord, une partie rocailleuse et très rapide, sur 6 km environ jusqu'au Chalet Reynard, puis plus doucement au sein d'une végétation méditéranénenne pendant 25 km environ....

Au village (après une petite montée désagréable) la pause déjeuner est de rigueur : on a les crocs !

P1030780.JPGRassasiés, nous nous dirigeons alors vers le bélvédère qui surplombe les gorges de la Nesque. Encore un peu de montée mais sur une pente douce cette fois :

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On est tous surpris par le paysage. Personne ne connaissait. Du genre Great Canyon :

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Une vingtaine de kilomètres d'une descente pépère vers Ville sur Auzon, puis encore une petite vingtaine de kilomètres sur la départementale qui nous ramène à Carpentras. Thierry s'autorise une dernière facétie : il crève :

P1030798.JPG

 

Finalement, nous aurons roulé un peu plus de 120 km.

 

De retour à l'hôtel, Thierry a enfin droit à son massage....

 

Un peu de piscine. Nous contemplons avec respect nos amis les anglais, de retour également du Ventoux, s'enfiler un volume non négligeable de bière...

 

Le soir, repas à Beaumes/Aubignan....

 

La nuit est courte. Les loustics doivent prendre le train de bonne heure.

Un train qui partira avec du retard et en reprendra pendant le voyage.

De mon côté, je mets 1h15 pour rentrer !

 

Conclusion de ce très sympathique weekend : nous sommes tous d'accord pour le deuxième opus....


 

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Mise en ligne de mes parcours d'entraînements dans la rubrique Itinéraires.
Les parcours sont effectués par mes mollets mais le tracé l'est par  OPEN RUNNER, logiciel en ligne permettant de connaître le détail du parcours, le relief, le dénivelée (un peu surestimé à mon avis), la visualisation sur GOOGLE EARTH.

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La Morzine vallée d’Aulps
143 km et 3300 mètres de dénivelée.
En rose, les commentaires de Michel.... En bleu, ceux d'Eddie.

Nous sommes 4 cyclistes à faire cette cyclosportive : Michel, 55 ans,les 55 je les aurais le 31 juillet, qu’on se le dise, Didier, 40, Moi, 36, et Eddie, 30.
Il s’appelle Eddy, un prénom prédestiné.
Tu triches aussi avec mon age : je n'ai que 29 ans.
Michel n’est pas encore retraité et ne le sera jamais étant donné le problème crucial du financement des retraites. Merci Michel pour ta générosité. Ce n’est pas vrai, je pars au plus tard en 2014.
Didier a décidé de faire toutes les cyclosportives du calendrier parce que l’année prochaine, c’est fini pour lui, il construit. Il va tapisser, peindre, lasurer et prendre 10kg surtout autour de la taille.
Moi, c’est moi.
Eddy est un champion. Il a fait 13e aux 3 ballons, et est coutumier des performances stupéfiantes comme on le disait de celles de Lance Armstrong, de celles qui laissent les gens normaux rêveurs et admiratifs. Nous avons partagé la chambre, il ne met pas que de l’eau dans ses bidons…Que de flatteries, que de calomnies ! 26e à la Transjurassienne par exemple. Devant lui, ce sont des professionnels (Pas exactement tout de même)  . Donc, c’est pas compliqué, Eddy appartient à une autre planète, la planète-des-gens-qui-sont-forts.
Nous 3 autres, les être humains, sommes les besogneux qui devons s’entraîner longuement, faire des concessions nutritionnelles, bien dormir, tout ça pour grapiller de ridicules minutes et serons toujours les oubliés des classements généraux, ni dans les premiers, ni dans les derniers, dans le ventre mou où gisent les sans-grades et les bras cassés.Tu comprends mieux Nicolas pourquoi je vote Bayrou, le centre mou !  Et moi  à Droite. Avec encore un peu d'entraînement, je vote libéral à fond. A moins que je n'arrive plus à progresser. Je pourrais alors prendre ma carte chez les rouges : tous premiers !!!
Nous arrivons le Samedi 21 Juin en fin d’après-midi dans cette bonne station de Morzine.5h de route en classe affaire.
On ne peut pas dire qu’il y a foule, et d’ailleurs, on ne le dira pas.J’ai même cru qu’on s’était trompé de date.
Peu de cyclos se présentent à l’inscription où l’on me dit qu’à peine 500 coureurs seront présents pour la course. En réalité, 250 pour le grand parcours et 130 pour le petit (81 km).Nous logeons le soir dans un hôtel miteux, ouvrant tout spécialement pour nous, en clair, cela signifie pour les proprios : « par ici la monnaie ». Environ 35€/personne avec le « petit déjeuner » 35x5=175€
Le patron nous accueille en tenue d’apparat : bottes en caoutchouc crottées, torse nu bien poilu (avec le petit ventre flasque à souhait), le karcher à la main. C’est un sarkosiste, on les reconnaît à leur lance , il se vante aussi de faire du vélo et de monter très vite
Drôle d’accueil, non ? La patronne est une femme gentille.
Nos chambres sont moches et chères (la nôtre, Eddy et moi, donne sur la route principale ; les vôtres donnent sur la prairie, côté sud)  et nous devons quémander, chacun à notre tour, qui un bout de baguette, qui du café, pour le petit-déjeuner du lendemain matin.
J’avais commandé du pain complet, le poilu a passé la commande au boulanger, la femme  du poilu a décommandé pensant à une erreur !  Du coup, elle s'est fait bien moucher par le boulanger. Il a raison quoi : on a du mal à les suivre.
Le ténardier nous conseille pour la soirée un restaurant de la station, gastronomique selon lui.
Surprise, le repas fut copieux et bon.  Deux tranches de saumon, cernées par des crevettes et des pinces de crabe barbotant dans une sauce, des galettes de pommes de terre, je n’aurai pas dû me goinfrer, le lendemain  les fruits de mer ont tenté une sortie dans le col de Joux verte, je les ai ravalés…. Et Eddy s’est envoyé une tarte au chocolat, avec une crème anglaise, il n’a même pas été malade, que d’injustice en ce bas monde.  C'était pour éviter l'hypo dans Joux Plane !
L’accueil fut néanmoins lui aussi spécifique (aux Morzinois ?) : pas de réponse à nos questions sur les menus, arrachage rapide des dits menus de nos mains ; seul Michel résistera, par bravade, sans aucun doute. C’est la  carte des vins que j’ai bloquée !  Bonne action : le vin était agréable, enfin, pour ceux qui savent profiter des plaisirs de la table…
Le lendemain, réveil 6h30. La ténardière nous fait la causette (la station est morte en ce moment ; et c’est toujours comme ça). Nous avalons quelques morceaux de baguettes ultra light, accompagnées d’un café qui s’avérera difficile à digérer. Etait-ce vraiment du café ? cette boisson a certainement réveillé mes fruits de mer , c’est pour ça qu’ils ont voulu se sauver… Dans les cas-là, on ne regrette pas d'avoir du mal à manger à cause du stress.
Nous partons de l’hôtel avec nos montures et devons rejoindre la ligne de départ à Saint-Jean d’Aulps, quelques kilomètres en dessous de Morzine.
Eddy et moi avons patienté 5min devant la porte de l’hôtel. Didier et Nicolas, vous êtes un peu lents. J'atteste.
Michel et moi avons des dossards prioritaires et passons dans le premier sas de coureurs, au niveau de la ligne de départ. J’ai usé de mon charme auprès de l’hôtesse qui délivrait les inscriptions, j’ai encore quelques succès avec les femmes ….de plus de  soixante ans ; mon sachet ne contenait pas de compote, j’en ai réclamé une et la charmante dame m’en a donné trois ! je les ai donné à Nicolas et Didier (il aurait mieux valu qu’elle en donne quatre) Tu m'avais caché ça Michel
Didier et Eddie sont relégués avec la masse ; Didier nous envie, car nous sommes avec les cadors, Eddie, lui, attend son heure, car c’est lui le cador.
C’était un piège, ces bons dossards, on est parti trop vite ; cependant dans le box de départ, cela m’a permis de discuter avec mon voisin roulant aussi avec un Time ; vélociste de métier il ne tarit pas d’éloge sur la marque ; Nicolas écoutait son discours un peu contrit, il faut dire qu’il n’a pu s’offrir qu’un Trek, on verra un peu plus loin que ça lui permet d’avoir une excuse à ses contre-performances.
Ca y est. On est parti ! Ca va assez vite derrière la voiture de course pendant quelques kilomètres. Le peloton est compact. Nous sommes rapidement rejoints par celui où figurent Didier et Eddie. C’est bien la peine, tiens. Moi, je ne les ai même pas vu passer.  Tu aurais voulu que je fasse "coucou" ?
Première montée : col de Joux Verte, irrégulier, en pente moyenne au début, très jolie vallée, petit lac, puis, plus raide, entre 8 et 10%, pendant 4 kilomètres. Je suis avec Didier un moment. Des groupes se forment. Eddie est déjà parti et personne ne le verra avant l’arrivée. Avec un groupe un peu rapide dont je me demande si c'est une bonne idée de le suivre : ils ont tous des pattes bien rasées et luisantes.  Michel est derrière. Je confirme, mes passagers, les crevettes, veulent voir le paysage ,elles n’ont jamais vu la montagne.   
Le départ rapide fait que nous montons à un rythme qui n’est pas le nôtre. Je confirme, d'ailleurs est-ce vraiment une bonne idée de suivre ces jambes rasées ?....Je m’arrête pour répondre à un besoin pressant à un lac. Didier conservera une avance de quelques hectomètres au sommet. La descente est difficile. 
Pas du tout, route large, bien dessinée avec de nombreuses épingles à cheveu, un bonheur , en fait le seul danger est un groupe de motards microcéphales qui ont décidé de faire un chrono dans la montée du col que nous descendons en faisant fi des cyclos .   
Nous repassons par Morzine, il faut quand même avouer que nous pratiquons une drôle d’activité, puis Saint-Jean d’Aulps, où je rejoins Didier. 20 kilomètres de plat relatif. Sur ce tronçon on a descendu 150m de dénivelée.
Quand je prends des relais, je fais tout exploser, les dérailleurs paniquent et les danseuses s’affichent. C’est pas très malin de ma part, ça prouve 2 choses : 1) que je suis meilleur sur le plat que certains, 2) que je dois faire attention de ne pas faire éclater les relais, car ça énerve tout le monde, à juste titre.
3) que tu vas le payer de faire le malin avec des grimpeurs, tu te crois aux quatre jours de Dunkerque
On quitte la grande route pour monter sur La Vernaz. J'ai du mal à suivre, je ne sais toujours pas si c'est une bonne idée de me mettre dans ce groupe. Pente entre 8 et 10%. Didier me lâche. J’ai un peu de mal, sans comprendre pourquoi. Petite descente sympathique qui nous mène, vent de face, au village de Lullin. C’est raide. 10%. Nous sommes sur la route du col des Arces. Je me suis fait décrocher… et puis non, c'est trop con, le sommet n'est pas loin, je reste avec eux, mais franchement, je ne sais pas si c'est une bonne idée, je vais finir pas exploser….Ca fait environ 60 kilomètres que nous roulons. Le chaleur m’anesthésie et les forces m’abandonnent déjà. Il fait 35° et mon organisme se met en position « basse consommation ». Tout le monde me dépasse. Michel me rejoint à son tour (même moi, c’est dire si tu es  mal).
Je m’entends encore lui dire : «je suis cuit ». Déduction, pour cuire un Nicolas inutile de mettre votre four à 250° comme un rôti de porc, 35°C suffisent !
Moralement, c’est pas la grande forme, car l’arrivée est loin et Joux-plane est redoutable. Physiquement, je subis complètement. Un jour sans.
Puis, c’est au tour du col de Terramont. Suffit les conneries : je laisse partir, quoique,… sur le plat après, ça peut servir d'être avec ce groupe… je ne sais vraiment pas si… allez, roule va !. La pente est modérée, le revêtement est excellent. Je sais pertinemment que c’est le genre de col que j’avale d’habitude avec facilité. Ici, je tourne au ralenti. Impossible d’envoyer.
Dans la traversée d’un village le groupe dans lequel je figure est gêné par un tracteur qui porte une herse très large. L’agriculteur travaille, la route lui appartient, il habite ici donc pas question de partager le goudron. Il occupe toute la route et sur un bon km nous sommes contraints de rester derrière. Il faut dire que les herses sont redoutables !
Je pressens que la course va durer plus longtemps que prévu. Un coureur avec le même vélo que le mien (TREK Madone 5.2 SL) me dépasse et me sort : « ça vaut rien pour la montée, ces vélos ! ». Trek a réussi à en vendre plusieurs ? ils ont des bons commerciaux !Je pense abandonner. Ton vélo , le vélo ou la Morzine?
J’essaie de rouloter après le sommet sur des routes vallonnées, casse-pattes, où je me sens relativement bien. Mais ça va pas très vite. J'ai bien fait de serrer les dents : c'est toujours plus sympa d'être en groupe sur les faux plats. Mais dans Joux-Plane, mes efforts risquent de faire mal….
Le parcours est très joli. Le Mont Blanc et l’Aiguille de Bionnassay  se dévoile dans une descente. Superbe.
Je me fais rejoindre dans une descente par un couple de cyclos ; je décide de rouler avec eux, à vitesse modérée, pour ne pas trop prendre le vent d’une part, pour discuter avec eux d’autre part. C’est bon de briser la solitude.  On roule pépère jusqu’à Samoëns, en s’arrêtant aux points d’eau et aux ravitaillements.
Moi aussi je m'arrête au ravito…Ah, ben, pas les autres…je suis tout seul comme un con. Ah non, on est 2. Encore une bonne chasse pour rentrer dans le groupe, de quoi être frais pour attaquer Joux-Plane ! 
Une quinzaine de km de plat, avec un petit vent dans le dos, je roule souvent seul, j’en profite pour manger le petit sandwich au fromage (MON fromage : ah là on ne critique plus mes produits secrets hein ?) que je m’étais préparé ;  ça a fait un mélange avec les crevettes (elles n’ont pas renoncé) et mon estomac a été barbouillé pendant toute la montée de Joux Plane.
 Le Col de Joux-Plane débute. C’est 12 kilomètres à 9 % de moyenne.
Le début est relativement peu pentu, On a pris la même route ? mais j’ai déjà du mal. Pour moi le début fut  le plus difficile, pour moi aussi, avec la fin et surtout le milieu, je me demandais même comment j’arriverais là-haut, devrais-je pour la première fois de ma vie de cyclo monter dans la voiture balai ? je me suis arrêté 5 min à l’ombre. Au pied de Joux Plane, je suis toujours avec le groupe. Je ne sais toujours pas si c'était une bonne idée... mais, à partir d'ici, finalement, je m'en fous pas mal.  Tout se passe comme prévu : je me fait poser par tout le monde. Faut pas déconner quand même, je veux bien tenir compagnie, mais un Joux-Plane ça se savoure seul et à son rythme !
Il fait vraiment trop chaud pour moi. Moi, ce que j’aime, c’est la pluie et le froid, le Nord, quoi. Bon, après, c’est le calvaire. Je m’arrête tous les hectomètres en essayant de m’ombrager un tant soit peu. En plein midi, sur une face sud , c’est mission impossible. Un moment, je m’allonge dans un fossé et dors une dizaine de minutes. Je remonte sur le vélo, je vois enfin une source, et je m’asperge à grandes eaux pour me refroidir. Moi j’ai trempé les pieds dans l’abreuvoir, j’ai testé l’étanchéité de la puce électronique fixée autour de la cheville, je me suis complètement aspergé d’eau avec le bidon ; cela m’a permis de faire 2 km à peu près correctement. Je fais attention néanmoins de ne pas boire trop rapidement l’eau qui est très fraîche. Je continue mon errance sur ces pentes qui deviennent carrément pénibles : 13% avant la Combe Emeru. Je ne suis pas le seul à souffrir. Beaucoup s’arrêtent au bord de la route. Je vois un coureur qui tombe de son vélo sur le bitume. Y en a qui sont toujours en train de déconner…
Les kilomètres sont interminables.
Tu ne connaîs pas tes unités de mesure, Nicolas : 1km de plat=1,5 km à 5%, = 2km à 10% ; etc le km n’est pas une constante !
A une épingle à cheveux, j’aperçois un photographe présent dans une voiture. Je fais un effort pour sourire, car il faut toujours sourire dans ces moments-là. Je tiens à rester digne et élégant, même dans l’adversité. Effectivement la photo montre un cyclo élégant, le sourire aux lèvres qui semble se balader dans des pentes à 10% tu es le roi du bluff ! Ah ? Parce que vous avez réussi à voir quelque chose sur les photos ratés ?


15 mètres après, je m’affale sur le bas-côté.
Encore plusieurs dizaines de minutes (je dois rouler à 6 km/h) avant d’atteindre le sommet. Le dernier kilomètre est insupportable : pas d’arbre. Là, tu exagères un peu, personnellement, je ne souffre plus dans le dernier, pour ma part une jeune fille rousse à la peau claire et aux cheveux longs, elle avait ôté son casque,  m’a doublé juste sur la ligne du sommet, mais je lui ai mis 1min30 dans la descente, hé, hé il n’y a pas de petit plaisir.
Au sommet, un ravitaillement en eau (en eau seulement) est le bienvenu. J’essaie de plaisanter un peu. Ca va, je n’ai pas perdu la tête et suis encore lucide. Le gars me dit : « maintenant, c’est bon, ça descend jusqu’à Morzine ». Quel con ! Non, monsieur, ça ne descend pas. Enfin, plutôt, ça descend, mais pour mieux remonter. Psychologiquement, c’est dur. J’en vois un qui fait les 500 mètres de montée ultime à pied. Pareil pour moi : un mec  m'a dit : "allez, c'est fini". Ca devait être le frère du tien. Ils sont farceurs dans la famille !
La descente commence alors, relativement difficile, encore une descente que tu n’as pas appréciée, moi je l’ai trouvé très plaisante, belle couche de roulement sauf dans l’arrivée de Morzine, je pense que mon Time fait la différence sur ce genre de terrain, et je me dis en mon for intérieur que cette course était trop éprouvante. Je n’ai pas pris beaucoup de plaisir. Beaucoup de souffrance à la place.
Je mets 7 heures à l’arrivée (6h56 pour être précis), soit une heure de plus que je ne l’escomptais. Je récupère tout de même un brevet d’or, pour lequel je devais faire moins de 7h30.
Cette année de récession, ils les bradent ! 80% d’une classe d’âge doit l’obtenir.
Michel (6h20) et Didier (6h08) ont mieux tourné, mais manifestement, ce fut difficile pour tout le monde.
Eddy a terminé 23e en 5h11. Quel talent !  Mon secret : les bananes sèches !
Le premier met 4h40. Il est dopé…
Le dernier met 8h44.
Assiettes habituelles, crudités, pâtes ; et tout le monde ou presque est satisfait d’avoir bouclé le parcours.
Conclusion de la journée : la prochaine fois que la météo affiche des températures aussi fortes, je fais le petit parcours. En voiture climatisée !
Retour sympa, tout le monde racontait sa journée ; discussion animée à thèmes variés : énergie, instances européennes, foot, pause fromage et chocolat suisse à l’aire de la Gruyère. 5h pour rentrer à Darstein. 800kmA-R

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Météo acceptable ce weekend pour la cyclosportive des 3 ballons.
205 km et 4 300 mètres de dénivelée.
 
Départ 7h15 du mat. Il fait frisqué.
Entre 10 et 20°C. Pas de pluie. Juste des gouttes sur les crêtes.
 
8h13 au compteur, 8h33 avec les arrêts... Respectivement 25 km/h et 24 km/h.
J'ai bien tourné, légèrement mieux que l'année dernière.
Le parcours : Champagney (Haute-Saône) ; Ballon de Servance ; Col du Ménil ; Col d'Oderen ; Kruth ; Col du Bramont ; Route des Américains ; Markstein ; Grand Ballon ; Col du Hundsruck ; Masevaux ; Sewen ; Ballon d'Alsace ; la Planche des belles filles.
 
Michel a carrément pulvérisé son temps en faisant environ 30 minutes de moins que son temps de l'année passée.
Il m'a rejoint au lac de Sewen, où je me reposais au ravitaillement des 150 km. Je suis surpris de le voir arrivé si tôt à ce point de passage.
Sans m'attendre, je le vois juste prendre de l'eau et commencer à gravir le ballon d'Alsace, avant dernière grande difficulté du jour.
Je jette le morceau de banane que je mangeais, et le rejoins.
Allant un peu plus vite que lui sur ces premières pentes, je pars seul.
Je coince à 3 km du sommet. Je suis sur le petit robinet (expression cycliste qui veut dire que les carottes ne sont pas loin d'être cuites...).
Michel me dépasse et possède environ 2 à 3 minutes d'avance au sommet.
Je bascule à mon tour. Encore environ 50 km avant la Planche.
Après la belle descente du ballon, c'est une succession de plat et de petits coups de cul sur des routes forestières. Je récupère vite. Le groupe dans lequel je figure roule bien. C'est, du reste, le premier groupe à bien rouler de la journée.
Petit à petit, nous grignotons du terrain sur le groupe dans lequel se trouve Michel.
Au moment de la jonction  des 2 pelotons, nous nous trouvons dans une partie où ça monte et ça descend. Ca va vite.
Soudain la pente devient plus forte. Je me vois encore faire exploser tout le monde en attaquant sur le grand plateau, un peu parce que j'étais bien, un peu pour faire un coucou à Michel qui ne m'avait pas vu revenir de derrière.
Quelle sensation ! C'est jouissif ! Personne ne me suit et je pars, seul, sur ces petites routes.
Je rejoins plusieurs cyclos esseulés qui n'ont pas ma condition.
C'est marrant, l'année dernière, dans cette même partie, je dynamitais de la même manière le peloton dans lequel j'étais... L'histoire bégaie.
 
J'ai de la chance de récupérer des gars qui vont très bien rouler jusqu'à la Planche.
 
Au bas de la Planche, les jeux sont faits, que le meilleur gagne.
 
La Planche des belles filles : 5 km à 11,5% de moyenne. C'est vraiment ignoble, surtout après 200 bornes !!
 

La pente atteint 20% par moment. Les hectomètres sont interminables. Là, c'est vraiment dans la tête que tout se joue. Beaucoup sont à la dérive, montent en zigzag ou à pied. Plutôt crever. Personne ne fait le malin.
La Planche des belles filles est surnommée la petite Alpe d'Huez par l'organisateur. Mouais. Pour moi, c'est la Planche la Méchante, la Planche la Terrible, la Planche l'Assassine, la Planche Qui fait mal, la Planche, d'abord c'est pas une Planche, c'est une Côte ! C'est pas Plat, c'est pas vrai !!!!
 
A l'arrivée, je suis extrêmement fatigué par cet effort très violent. Mais j'arrive à récupérer en quelques minutes, entraînement oblige. Ca sert à ça, finalement, l'entraînement : à récupérer facilement.
Je ne mets finalement que 5 minutes sur Michel. Des minutes gagnées sur le "plat". Une paille. Bravo l'ancien !
C'est quand même une course dure.
 
Les premiers ont mis deux heures de moins.
Les derniers arriveront vers 20h. Soit plus de 4 heures après mon arrivée. Chapeau bas.
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Les 3 ballons. Le 09 Juin 2007.

210 kilomètres, 4300 mètres de dénivelé.

Première expérience de longue distance de ce type.

La veille, avant de partir, je réalise l'énormité de la tâche à accomplir. J'éprouve une certaine crainte, pour ne pas dire une crainte certaine : si je suis cuit (comme on peut être cuit en vélo) au km 150, ça risque d'être atroce.

Une cyclo, si longue, si "costaud", ça n'est pas pour tout le monde.....

Départ du camping de Champagney.

En réalité, le camping n'existe plus. Tout cassé. Et pas encore prêt pour la saison estivale qui s'annonce. Nous décidons de faire du camping sauvage. Petit promontoire sympathique avec vue sur lac.

7h15 du matin sur la ligne de départ, dans le village tout proche. Le temps est bruineux : on ne voit pas les montagnes avoisinantes. Nous attendons dans le calme. Il y a beaucoup de monde.  Personne ne nous prévient du léger retard de course (nous ne partirons qu'à 7h35). En réalité, il y a tellement de monde et nous sommes tellement loin de la vraie ligne de départ que nous ne pouvions même pas entendre le speaker de la course.

Enfin, le départ est lancé. Ca roule et ça marche. Je décide derechef de ne pas faire le fanfaron et de mettre la pédale douce (heureuse expression). Je ne veux pas me mettre dans le rouge comme dans les autres courses. Car, ici, sur cette longue distance, c'est clair, ça sera l'abandon en cas de panne physique et autre hypoglycémie. Je prends d'entrée de jeu la roue de Michel, lequel, avec une grande expérience des compétitions, se glisse dans les roulettes des autres cyclistes, sans efforts et à une vitesse très respectacle. Du travail d'orfèvre. Je regarde et j'apprends. Je comprends l'expression :"être au chaud" dans un peloton. C'est vraiment le cas. Une douce sensation de chaleur me pénètre (n'ayons pas peur des mots).

1er kilomètre. Je perds un de mes deux bidons d'eau. Passage d'une ligne à niveau un peu trop cahotique. Ca commence bien ! Je décide de ne pas m'arrêter, d'une part parce que je ne peux pas : j'évolue caché au milieu d'un groupe, et d'autre part, parce que je n'ai pas envie de faire des efforts pour revenir seul sur les pelotons.

Nous entamons l'ascension du Ballon de Servance par une petite route forèstière assez étroite : ça grouille de cyclistes. Je quitte d'emblée Michel. Tant pis. Je ne ferai pas la cyclo avec lui. Je décide de rouler au train à une allure sereine mais pas en touriste. C'est une course tout de même ! Je suis constamment sur la gauche de la route en train de doubler. Je constate que de nombreux cyclistes crèvent dans les premiers kilomètres. Quelle poisse ! D'autres s'arrêtent pour faire pipi. Y pouvaient pas prévoir ?

Sommet du ballon de Servance : 1200 m.

La descente est rugueuse et mon vélo en alu encaisse difficilement les ondulations du bitume. En fait, c'est mon corps qui fait amortisseur. Je double également beaucoup de monde. Les gens sont assez effrayés par le revêtement. Des adeptes de la techniques dite de la femme enceinte : la peur au ventre. Nous, bas-rhinois, avons l'habitude de descendre ce type de "piste", car c'est assez classique par chez nous...

Au Thillot, la route devient un faux-plat montant pour atteindre le Col du Ménil. Je saute un peloton qui ne roule pas assez à mon goût, d'autant que j'en aperçois un autre, 500 mètres devant moi. Le col se passe au grand plateau. Tout va bien. Je ne force pas.

Ensuite, montée sur le col d'Oderen (864 m). Je me retrouve dans un groupe de 4 et nous avalons beaucoup de monde. On roule assez vite, en tâchant toujours de ne pas être au-dessus de la vitesse seuil. On monte à ~20 km/h.

Un stand boisson au sommet.  Je m'arrête. J'ai décidé de me faire tous les stands. A chaque sommet. Ca me prend du temps (au total, un cumul de 30 minutes), mais au moins, j'ai l'esprit plus cool, je papote avec d'autres coureurs, je plaisante, et je me repose physiquement. Je suis partisan des changements de rythme.

Descente rapide. On arrive à Kruth. On remonte le col du Bramont. Pas mal de coureurs sur les premiers kilomètres. Enormément d'hollandais. Ils sont venus en nombre à l'approche de la plus grande cyclo montagnarde d'Europe : la Marmotte en Juillet avec ses 5 000 mètres de dénivelé. Je me demande où ils peuvent bien s'entraîner dans leur plat pays. Et pourtant, ça roule plutôt bien.

Arrivé au col, on descend un petit kilomètre pour remonter aussitôt, par la route des Américains sur la route des crètes, direction le Markstein puis le Grand Ballon. Une grosse pluie nous attend là-haut. Sympa ! Et un orage par dessus le marché. J'avoue que la présence de grands pics métalliques au bord de la route ne m'inspire pas confiance. Un hollandais décide de passer la surmultipliée avec un vélo en Scandium. Je ne peux pas prendre de relais. Il roule fort, le bougre. Je suce sa roue et suis bien content de me faire emmener sur le Grand Ballon (1424 m).

Arrêt. Les sandwichs au camembert me font le plus grand bien. Manger salé est plus flatteur pour le palais, car le sucre que l'on ingurgite régulièrement a la fâcheuse vertu de saturer l'organisme. A un moment, il ne veut plus et refuse d'ingérer les glucides.

La descente est froide. Il pleut encore plus. Nous dévalons les pentes dans des torrents de pluie. Nous ne faisons plus qu'un avec l'élément liquide. C'est périlleux et plutôt démoralisant. Ca va s'arrêter quand ? A Willer sur Thur, mes lunettes de soleil (qui ne servent à rien) tombent. Je lâche compagnie au groupe dans lequel j'étais. Je reviendrai sur eux à la fin du village. Un col difficile nous attend : le col du Hundsrück. Pas très haut (748 m), mais des pentes pénibles. Du calme ! Il reste encore deux cols sérieux après celui-là ! Le Ballon d'Alsace, et le juge de paix de la course : la Planche des Belles Filles. Belle descente. Je prends des risques dans les épingles. Personne ne suit. Quelle bande de femmelettes ! Au bas du Ballon d'Alsace, ravito. Il est 13h15. Où j'apprends que les premiers de la course sont passés au même endroit sous les coups de midi. Sans dire bonjour ni s'arrêter. Malpolis !

La montée est dure.

Le bruit de ma roue arrière devient une offense pour toutes les oreilles environnantes. Ca craque à chaque tour de roue. Les roulements à billes sont détruits. Les vélos tout carbone que je double (j'en double de moins en moins à vrai dire) sont verts.

Je prends mon temps et devise avec un nordiste exilé en Auvergne. Les Ch'timis se reconnaissent facilement. Contact facile, sourires, blagues, et simplicité.  Le type travaille sur Clermont depuis 17 ans. Pas un seul ami du cru. Auvergnats, Alsaciens, même combat ! Contact froid et qui ne va pas de soi.

La descente terminée, le lac de Malsaucy avec sa partie vallonée sur plusieurs dizaines de kilomètres. Soudain, une moto de la course se met à ouvrir la route au peloton dans lequel j'évolue. Chacun y met de son relais. A mon tour, je me mets en position contre la montre et fait plusieurs kilomètres devant en étirant le peloton. Y'a pas à dire, la présence de la moto nous grise ! Dès que la route s'élève un peu, le peloton (une trentaine d'éléments)  se resserre. Puis, un peu n'importe comment, les attaques commencent à fuser, puis, tout à coup, on s'arrête de rouler. C'est un peu n'importe quoi. On dirait une course régionale. Et puis soudain, l'état de grâce. On m'avait dit que ça existait, mais là, ça y est, j'y suis. A l'occasion d'une montée plus raide, je lâche un à un les plus forts du groupe. Je n'ai pas l'impression de faire d'efforts supplémentaires. Je dépasse le motard et fonds sur un autre groupe situé plus avant. Je les lâche également. Je rattrape un troisième groupe. Idem. Quelle sensation !

Je repasse par le village de départ et m'attaque à la dernière difficulté du jour : la Planche. Quel morceau ! 5 kilomètres à 11% de moyenne ! C'est très très dur. Beaucoup de coureurs mettent pied(s) à terre. 200 kilomètres dans les jambes pour finir avec une arrivée en altitude difficilissime. Je serre les dents, mais je sens que j'y arriverai. C'est hard et je ne regarde pas les échoués. C'est comme le baillement : c'est contagieux. Ne surtout pas s'écouter. Du courage et encore du courage !

Enfin, je passe la ligne d'arrivée. 25 km/h sans les pauses. Je suis surpris de ma relative fraîcheur. 8h15 de vélo.

Je prends le casse-croûte offert par l'organisation, bois  et attends mon diplôme. Michel arrive une demi-heure après moi. Il a bien tourné également.

Il nous faut ensuite retourner à la voiture. Encore environ 15 kilomètres. En descendant la Planche, ma pompe tombe. Michel me dit qu'il a vu des quantités astronomiques de bidons, pompes, lunettes de soleil, vêtements de pluie rangés négligemment dans les poches arrières et tombés, jonchant ainsi les routes empruntées. Y a du fric à se faire rien qu'en ramassant tous ces objets.....

Je pète la forme et ramène Michel. J'aurais pu en faire encore 50. Je suis très content de cette course. Je n'y ai pris que du plaisir. Et puis, ça y est. Je suis devenu un vrai cycliste.

Mais une chose est sûre : il faut que je m'achète un nouveau vélo !!!!!!!

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Samedi 25 Mai 2007
144 kilomètres  : La "Beaumes de Venise - Mont Ventoux" ; 3000 mètres de dénivelé.
Une armada d'anglais, d'espagnols, d'italiens, de néerlandais, de belges, de suisses, et plein de sudistes : pyrénéens, toulonnais, etc...
La Mecque du vélo s’est donnée rendez-vous pour le Ventoux.
Je pars avec les fusées de la London Team. On va très vite : du plat et des côtes de 6% de moyenne sur quelques kilomètres avant d'attaquer le Ventoux au kilomètre 30. Je m'accroche aux roulettes anglaises qui exploseront sur les premières pentes du Ventoux..
La montée du Ventoux.
Je l'ai très bien étudiée ; je connais le dénivelé de chaque kilomètre : je sais quand il faut forcer et quand il faut la jouer humble....
Je le monte très bien. Belle satisfaction.
21 km de montée avec 7,5 % de dénivelée, maxi à 11 %. Moyenne autour de 14 km/h. En haut Force 9 : des rafales à 100 km/h me font vacillé sur le vélo. J'ai du mal à descendre normalement : Je me vois poussé sur le côté par Eole... Flippant.
Transi de froid en haut car il doit faire 0°C ressenti. Je suis naturellement en tenue d'été car dans la plaine, cela avoisine les 33°C....
En bas, on attaque un faux plat montant, vent de face avec un groupe, qui est manifestement trop fort pour moi. Je lâche. Le niveau est très élevé !
Pas de faute de relais, des jeunes, affutés, les jambes bien ciselées, des vélos entre 2000 et 5000 euros, j'ai l'air malin avec mon Lapierre bas de gamme....
Ca devient dur. Il reste 80 km avant l'arrivée. Je me retrouve seul. Erreur à ne pas commettre.
Je veux m'arrêter pour faire pipi. Quel con ! J'oublie de regarder derrière : un groupe me dépasse à vive allure alors que je descends du vélo pour uriner.
Je remonte immédiatement sur le vélo. Tant pis : je ferai pipi un autre jour.
Problème : le groupe qui vient de me dépasser est aussi très fort. J'arrive seulement à accrocher une fille qui vient de gicler du groupe. Je me mets alors à passer des relais avec elle sur 15 km. Une néerlandaise semi-pro. Très impressionnante. On roule à 50, 51, 52 km/h sur du plat. Ca
va vite et on se fait mal aux cuisses. Ma vessie est sur le point d'exploser (il faut que je consulte un médecin, c'est pas possible !). Je m'arrête à un ravito et laisse partir la fille. Un col se profile (il reste 50 km de montées et de descente ; aucun répit). Je commence à être sur le petit robinet. L'orage menaçant finit par éclater : une bonne demi-heure de pluie vrombissante avec de la grêle. C’est
charmant ! Le vélo, une école de volonté. Et dire que les tennismen s’arrête à la première goutte de pluie !
Je monte avec quelques gars qui commencent à râler : un sentiment d'injustice les accable : c'est si loin l'arrivée et on est tous très fatigués.
C'est en tout cas, pour ma part, plus dur que ce que je m'imaginais : le Ventoux passe encore, quand on est préparé psychologiquement, mais ces montées qui n'en finissent plus, c'est vraiment infernal !!
Je sais que je perds du temps et laisse au bas mot passer 120 cyclistes depuis la descente du Ventoux. Je ne râle même pas : je n’ai plus de jus. Il n’y a rien à faire, sinon subir, s’économiser, s’encourager. Et attendre que ça s’arrête.
Exténué, l’arrivée se profile au bas du col des Veaux, et franchis la ligne d’en-but.
C’est fini ! Tout ça pour ça !!!
Je m’écroule sur l’herbe et m’entend dire à d’autres cyclistes qui n’en pensent pas moins : le vélo, c’est vraiment un sport de cons !!! 5h36 d'efforts.
Moyenne totale : 26 km/h sur 144 km et un profil montagneux, pas si mal finalement !
Michel termine très bien avec son nouveau vélo de milliardaire. Je ne lui mets seulement que 12 minutes. Bravo l'ancien !!
A la prochaine, le 09 Juin  : les "3 ballons" en Alsace-Vosges : 210 km  et ses 4300 mètres de dénivelée. Une autre paire de manches.

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Du baume au coeur en ce début d'année.

3 très beaux parcours pour bien commencer.

21/01 : 60 km. La classique de Wasselone : Le Geissweg, Freudeneck, Reinhardsmunster, MF BilleBaum, MF Kemfel, La Hoube et Col Du Valsberg. Nicolas et Michel. Benoît a   encore un prétexte pour ne pas venir rouler avec nous, un vent violent a fait envoler quelques tuiles de son toit. Temps très venteux, nous faisons un circuit abrité en forêt en empruntant essentiellement les routes forestières ; nombreux sapins couchés sur la route, les 60 km en 2h50min

14/01 : Le Chapelet de saucisses de Saverne. L'Alsace bossue. 800 mètres de dénivelée. Départ de l’étang de pèche de Saverne. Nicolas, Michel. Benoît nous trompe avec on ne sait qui ; il est parti skier sur l’herbe du côté de Châtel. Route forestière, maison forestière de Kaltwiller, descente par D122, Graufthal, Pfalzweyer, Zilling, Dannelbourg, Lutzelbourg,Guntzwiller, Lutzelbourg, Hultehouze ; les 72km en 3h. Belle matinée ensoleillée, 12°C l’après midi, vive le réchauffement de la planète.

07/01

Départ de Rosheim, chez Benoît. Echange de cadeaux de Noël : photos de juillet.

9°C- >12°C, matinée ensoleillée et après midi lumineuse.

St Nabor, descente sur Barr, Andlau et montée vers le Howald puis Rotlach et descente très fraîche par la vallée du Magelhoff. 62km 2h37min, vm 23.7km/h.

 

 

Après la compote de dos de début Janvier, je repars comme en 72 avec une gnak de ouf. YEAH !!!!!!!!!!!!!!!!!.

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Semaine N°52   du 25/12 au 31/12           
Jours
Distance
Durée
Types d’entraînement
Remarques
Mardi
 11 km
1h00
càp 
 
Jeudi
3600m 
1h00
natation
 800m en 12’20
Dimanche
56 km
2h20
vélo
Wasselone
Reinhardsmunster Routes forestières Billebaum Dimbsthal Salenthal Château du Haut Barr
12°C !!!
Total
Nat : 3600m
Nat : : 1h00
Poids (kg) : 78,5
4h20 
Semaine
Vélo : 56 km
Vélo : : 2h20
Pouls (bpm) :
 
   Càp : 11 km
Càp : 1h
 

Dernière semaine d'activités en 2006.

2 points positifs : la natation et le vélo : grande forme.

1 point négatif : la course à pied : n'ai quasiment rien fait et chaque séance s'accompagne d'une douleur au dos très désagréable. Et qui dure une semaine au bas mot.

Pessimiste quant à un éventuel Ironman en 2007. Peut-être même  pas de triathlon.

Fait c............ .

Aime bien la méthode Coué, mais,à un moment, il faut se rendre à l'évidence. Les inscriptions se terminent à peu près partout et je ne veux pas me précipiter, d'autant que le prix des inscriptions aux IM (300 ; 400 euros) n'incite pas à faire le fou fou. 

Je ne souhaite à personne d'avoir une hernie discale, même pas à mon pire ennemi, qui est : ...............................

Non, en fait , j'en n'ai pas. Quoi qu'en cherchant bien....

Tant pis, j'irai boire des bières et manger des pizzas en regardant la Champion's League, comme tous les blaireaux !

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Semaine N°51   du 18/12 au 24/12           
Jours
Distance
Durée
Types d’entraînement
Remarques
Lundi
4500 
 1h20
Natation
 
Jeudi
3200
1h00
Natation
 
Dimanche
50 km
2h20
vélo
1000m d
Wasselone – Geisweg – Freudeneck – Hengst
Total
Nat : 7700m
Nat : : 2h20
Poids (kg) : 78
4h40 
Semaine
Vélo : 50 km
Vélo : : 2h20
Pouls (bpm) :
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Semaine N°50   du 11/12 au 17/12
Jours
Distance
Durée
Types d’entraînement
Remarques
Jeudi
2800
1h
Natation
 
Vendredi
2200
45min
Natation
 
Samedi
 
15 min
càp
"Elle" est encore là
Dimanche
70 km
3 h
vélo
Ca caille
Total
Nat : 5000m
Nat : 1h45
Poids (kg) : 78
5h 
Semaine
Vélo : 70 km
Vélo : 3h
Pouls (bpm) :
 
Càp :
Càp : 15min
 
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Dimanche 17/12/06

Itinéraire : Mollkirch, le Magelhof, la Champ du feu, Belmont, Col de la Charbonnière, Col du Kreutzweg, le Hohwald, la Weltbruch et la Rotlach.

Montée régulière de la Magel. Benoîminator se lamente de ne pas être le premier en route, contrairement au VTT et au ski de fond, disciplines qui favorisent son irrésistible classe naturelle. Ses défaillances ne sont d'ailleurs pas très spectaculaires : au maximum 2 mètres derrière. Ca va.

Brouillasse au Champ du feu. L'humidité glaçante qui tétanise les cuisses. On se serait cru aux plus belles heures de la Serre-Che Luc Alphand 2005. Le vélo, une école de volonté.

Benoît nous quitte à la Charbonnière pour aller au resto à temps. Belle tenue orange vendue en personne par Bjorn Daehlie, l'immense fondeur. Quel frimeur ! C'est pas moi qui ferait ça !

On croise quelques cyclos, mais personne ne demande son reste. Ambiance frigo.

Le retour est un peu plus ensoleillé.

70 km ; 3 heures et 1500 mètres de dénivelée.

Encore une séance difficile.

 

 

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Vélo de route Dimanche 11 Décembre 2006

Vélo sans Thierry, ni Benoît.

Thierry attend sans conviction que le Père Noël lui donne son vélo de route. A moins qu'il ne soit toujours dans le regret de ne pas avoir gagné ce satané championnat de France. Faut dire qu'il a fière allure le Thierry dans sa 106 rallye.

Benoît est cramé par la bachannale de la veille où il a du s'empiffrer comme l'Alsacien qu'il est, le sagouin. Sommeil de 2 heures, dur, dur....

En plus, la potence de sa selle est toujours en rade chez son vélociste. Une potence en nanotubes de titane, il faut au moins deux ans de travaux... Sacré Benoît. Personne n'est dupe ! Attention ! Bientôt les charentaises !

Seuls les 2 jeunes, courageux, motivés, pleins d'allant, (Michel et moi-même) répondent présents.

Sortie champêtre, calme (pas de voitures), routes isolées et paysages ondoyants. Pas grand chose à dire, excepté l'itinéraire. Superbe.

Temps frais.

Départ Dossenheim sur Zinzel.

Neuwiller, puis route forestière jusque La Petite Pierre.

Descente sur Sparsbach, direction Ingwiller.

Remontée sur Wimmenau, puis Lichtenberg. Descente sur une piste plutôt qu'une route sur Rothbach.

On remonte la vallée jusque  Reiperstwiller. Re-Wimmenau, puis route forestière du Moosthal.

Erckarstwiller. Route forestière du Kuehnberg.

Remontée sur la Petite Pierre.

Route forestière du Fischbaechel. Route forestière Johannisthal. Route forestière du Maibaechel.

72 km ~500 mètres de dénivelée. 2h50.

Grande forme. Méfiance. Ne pas être le champion (avec un c minuscule) du mois de Décembre. Inutile.

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Vélo de route Dimanche 03 Décembre 2006

Aujourd'hui, Benoît et Thierry affairés.

Donc : vélo de route.

Départ Wasselone. Beau temps 7°C.

Michel me fait l'amabilité de monter le Col de Valsberg en sa compagnie.

En haut, il fait demi-tour, pris lui aussi dans les tourments dominico-familiaux.

A Brechlingen, détour par Cosswiller et Tire-Lire, petit hameau en haut d'une côte sympathique.

Montée vers le col par Obersteigen. Route variée et sans voitures. Sympa.

Après le demi-tour de Michel, je me retrouve seul du côté obscur des Vosges : la Lorraine.

Je file (c'est de la descente) en passant par Dabo et Schaeferhof.

Arrivé à Neustadtmuehle (ça fleure bon la Germanie tous ces noms), j'emprunte la petite route forestière qui va longer la Zorn pendant environ 20 bornes. Il y fait très humide. Ca caille.

L'été, vallée sauvage et désaltérante, genre Au milieu coule une rivière ; l'hiver, un endroit limite sinistre type Poltergeist ou Amythiville 4. Mon esprit oscille entre déraison, déprime et exaltation. Etat tout à fait habituel pour les cyclistes.

Long faut-plat montant. Je croise un bûcheron pathibulaire. Me rappelant du film Délivrance et de la souffrance des kayakistes, je ne m'attarde pas dans les parages. J'arrive au mur de 2 km à 15 % et regrette d'avoir emmené un trop gros braquet auparavant. C'est raide. Et même très raide. En hyperventilation obligatoirement.

La pente s'adoucit et je m'engage sur la Route Forestière des Russes (qu'est-ce qu'ils viennent faire ici ces gens-à ?). Je croise de nombreux chasseurs qui me menacent de leur regard sournois, genre "la prochaine fois que tu passes, je te tire dans le dos, enfoiré".

Je descend ensuite la belle vallée de la Mossig pour rejoindre Engenthal, puis Romanswiller et enfin Wasselone. Fatigué.

Total : 77 km ; 3h00 ; dénivelée : dans les 1000 mètres.

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VTT Dimanche 26 Novembre 2006

Départ ce Dimanche à 8 h 00 à Dambach la ville.

Michel, Benoît et Thierry sont arrivés ensemble en camionnette. C'est sympa pour emballer les filles, la camionnette.
Je suis arrivé pour ma part en voiture haut de gamme (Peugeot 106 1.1), seul, en profitant à plein de mon permis de polluer.
En effet, la semaine, je me déplace en moyen de transport écologiquement responsable (le vélo) et crédite par-là même ledit permis, que je m'empresse de dépenser égoïstement et sans scrupules le dimanche.
Je rappelle que Michel est propriétaire d'une Saab grand luxe, que Benoît est nanti d'une opulente et scandaleuse BMW et qu'il n'aura que quelques heures pour fuir en Allemagne après l'élection du président Besancenot.

Départ dans les vignes un peu tristounes en cette fin d'automne.
Il fait beau et assez bon. On a du mal à croire que nous sommes fin Novembre en Alsace.
Quand même, si c'est pour que l'on puisse vététiser toute l'année dans de telles conditions, sans grelotter, nous on est à fond pour la pollution, pour l'effet de serre, les gaz d'échappements. Pourvu que ça dure !
Et si la remontée des eaux consécutive à l'augmentation de la température doit engloutir quelques centaines de milliers d'insulaires dans l'Océan Indien ou le Pacifique, peu nous en chaud. Ils n'ont qu'à vivre plus haut, ces gros malins.
Tout le monde a le droit de vivre au paradis une partie de sa vie, non ? Ils étaient où tous ces profiteurs d'îles paradisiaques quand Michel vivait terré dans un clapier de la banlieue parisienne ? Ils étaient où ces pistonnés du climat quand je descendais à l'âge de 14 ans dans les mines du Nord Pas de Calais ?
Chacun son tour ! Salauds d'îliens ! 

Beau chemin forestier pour débuter la sortie. Nous gagnons rapidemment le Hagelstein, puis le très beau site d'escalade, le Falkenstein.

Très belle vue sur la vallée de Villé. Lumière unique. En panoramique : l'Ortenbourg, le massif isolé (volcanique précise Michel, mais peut-on encore le croire ?) autour de Fribourg, dénotant avec la plaine d'Alsace sous la brume, la Fôret Noire, le Haut-Koenigsbourg, le Frankenbourg, le Rocher du Coucou, le Climont, la Chaume des veaux, quel spectacle !

Michel ne profite pas de ce régal pour les yeux, tout affairé qu'il est à réparer un fois de plus son VTT, comme à chaque sortie dorénavant. Michel, il faut que tu comprennes : il est pourri ton vélo ! Tu t'es fait rouler !
Descente dans la vallée, nous passons les beaux villages de Thanvillé, Saint-Pierre-Bois, l'église Saint Gilles du Hohwarth, puis nous nous engageons dans le massif de l'Ungersberg, sans atteindre le sommet. Tant pis pour la réputation de Benoît.

Thierry est impressionnant de facilité, avec pourtant peu de vélo dans les jambes. Stupéfiant, comme disait Lance Armstrong !

Non seulement, il s'est contenté de hamburgers la veille, mais en plus il souffre d'un tassement de vertèbres suite à une sortie de route lors de la dernière manche du championnat de France de rallye automobile. Qu'est ce que ce sera quand il sera rétabli ?
Bon, il ne peut pas tout avoir : échec en sport mécanique, succès en VTT.
Il nous dit qu'il aurait pu gagner le championnat sans ses nombreux pépins mécaniques (biellette de direction cette manche-ci). Il aurait pu être un nouveau Loeb, il n'est qu'un énième Jean Alési.
Ca, ça fait mal.

Nous terminons par le GR5 rectangle rouge et cheminons sur des montagnes russes : débutants s'abstenir !
Au château du Berstein, c'est parti pour la descente infernale.

Je laisse partir les 2 fous furieux dégringoler à fond la caisse le triangle jaune qui nous ramènera à la voiture. Un différend professionnel les oppose et ils ont apparemment décidé d'en découdre "à la loyale" en descente de VTT. Résultat : 2 points de remise en moins pour Thierry.


3h20' de VTT effectif et 1200 mètres de dénivelée, valant, dixit Michel 1800 mètres en vélo de route, vue la topologie des sentiers et l'absence de rendement des sols. L'on fera confiance au professeur de mathématiques pour tous ces calculs savants, bien qu'il ne soit même pas agrégé.

Chapeau bas !

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VTT Dimanche 05 Novembre 2006


Départ 8h00 à Rothau (commune la plus pauvre d'Alsace). Retour 12h30.
Col de la Perreux, Château de Roche-Fouday, Cascade de la Serva, Champ du feu.... 
 

3 sur 4. Thierry en Bourgogne.

Michel a flingué sec d'entrée. Que dis-je ? Il nous a fusillé, l'animal !
Ils ont des bons produits dopants dans les Alpes....

Sortie assez fraîche et plutôt physique : ~1100 mètres de dénivelée.

Dorénavant, la sortie nous est facturée à Benoît et moi.
Michel ne veut plus trouver les parcours gratuitement.

0.12 euros du kilomètre.
Pas donné, mais on passe de si bons moments....


C'est tous les socialistes, ça. Ca a les mots fête, bonheur et partage à la bouche, et à la fin, c'est quand même eux qui partent avec la caisse !
Salopard !

 

 

 


Encore Merci Michel Michel !!!
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Triathlon

Triathlon  : le retour en 2007...2008....2009 ?

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